L'amoureux transi
Comment tu fais pour t'endormir sans moi ? J'y arrive plus sans toi. Il me manque ta main dans la mienne, je reste des nuits entières éveillé à fixer le plafond à t'imaginer dans les bras d'un autre. Tu vois, je suis pas si égoïste que ça, je pense qu'à toi. J'ai plus de vie, j'ai la tienne. Je vis en fonction en de toi, des tes humeurs, tes envies. Je suis pathétique, tu peux le dire, fous toi de ma gueule. Si je suis comme ça, c'est ta faute. Parfaitement, c'est toi le coupable. Je ne suis que ta victime. Qu'est-ce que t'y peux ? T'es toi, c'est déjà beaucoup. Joue pas les innocents, fais pas celui qui ignore sa beauté et son charme. Arrêtes de prendre cet air étonné, t'es démasqué monsieur le playboy. Pour qui tu me prends ? Je sais, aimer ça rend con mais je suis pas aveugle, j'ai vu comme les autres garçons te regardent. Comment ils te regardent ? Comme moi je te regarde, avec de l'envie, de l'admiration et de l'amour dans le regard. Non, je suis pas jaloux. Enfin si peut-être, je sais plus, tu me fais perdre la tête. Oh et puis effaces moi ce sourire ! T'aimes ça rire de moi, jouer avec mes nerfs. Tu sais ce que t'es ? Un monstre. Pourquoi je dis ça ? Parce que je me consume d'amour pour toi et tu t'en amuses, parfois j'aimerai mieux te détester. Il serait certainement plus facile de te haïr, mais le fait est que je t'aime et que je crois qu'il en sera ainsi jusqu'à ce que mon foutu c½ur qui t'appartient trépasse. En attendant, c'est moi que je déteste.